Machines et installation de traitement de déchets industriels

Coparm est l’un des leaders européens dans la conception et construction de installation de traitement de déchets industriels, une réalité unique au niveau de produits, solutions et services dans le domaine de l’écologie et du recyclage: machines et installations pour l’emballage et traitement des déchets tels que les déchets de papier, de carton, carton ondulé, feuille en nylon, des récipients en plastique pour le liquide, bouteilles en PET, les restes de l’industrie du papier, des déchets municipaux solides ainsi que déchets industriels et similaires.

Nos machines sont spécialement conçus pour les besoins des usines de papier, usine de boites en carton, de transformation du papier, des hypermarchés, grandes et petites récupérateurs, les décharges, stations de référence, les usines de fabrication CDD (combustible dérivé déchets), des systèmes biostabilisation etc. Coparm a plus de 20 ans d’histoire, un leader incontesté et une présence mondiale dans plus de 20 pays.

Demandez un devis gratuit – Nous sommes à votre écoute

Contactez-nous au +39.0835.757014 ou par e-mail commerciale@coparm.it.

installation de traitement de déchets industriels Coparm
Presses à balles

Presses automatiques, manuelles et métaux

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Tapis convoyeurs

Équipements modulaires pour le transport des déchets.

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Cribles rotatifs

Cribles pour le tamisage de DMS, bois et plastique.

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Guillotines

La solution idéale pour les récupérateurs de papier

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Broyeurs

Une offre complète de broyeurs industriels

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Plantes de tri dechets

Le traitement, le transport et le tri des matériaux recyclables.

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Enrubanneuses

Bandage automatique à film en plastique de balles de déchets

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Ouvre-sacs

Un système modulaire adapté à tous les besoins.

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installation de traitement de déchets industriels

Coparm conçoit, fabrique et installe des installation de traitement de déchets industriels et plantes spécifiques pour le traitement, le transport et le tri des matériaux recyclables tels que le papier, déchets de collecte séparée, déchets multi-matériaux et de déchets industriels similaires. Le succès du traitement des fractions de déchets est principalement lié à la sélection qui est faite à l’origine, ce qui améliore considérablement le taux de récupération.

Coparm offre les solutions les plus différentes à partir des systèmes de base pour le tri manuel ou mécanique, jusqu’à arriver à des plantes plus complexes, impliquant des machines et équipements spécifiques sophistiquée, afin d’obtenir des résultats considérables en pleine conformité avec la réglementation en vigueur en matière d’élimination des déchets.

Coparm traite et valorise les déchets pour réintroduire des matières dans les flux industriels ou agricoles et produire de l’énergie.

Du tri des déchets à la valorisation, en passant par la création et l’exploitation d’unités opérationnelles, Coparm utilise les technologies les plus innovantes pour répondre aux besoins des entreprises et des collectivités. Ses solutions couvrent un large périmètre d’activités :

La valorisation matière, qui permet de traiter les déchets (papier, métaux, déchets des équipements électriques et électroniques…) pour obtenir des matières premières secondaires.
La valorisation agronomique, qui permet de revitaliser les sols en transformant les déchets organiques en compost et amendements organiques.
La valorisation énergétique des déchets non recyclables, qui produit l’électricité et alimente des réseaux de chauffage urbain.
La valorisation du biogaz produit par les déchets stockés.

Toutes ces filières de valorisation contribuent aux économies de matières premières dans un monde confronté à la raréfaction des ressources naturelles.
Réduire les émissions de GES

La réduction des émissions de gaz à effet de serre est une préoccupation quotidienne de Coparm. Dans les activités de recyclage, elle se traduit par les actions suivantes :

Augmenter le taux de valorisation matière pour économiser de l’énergie.
8,7 millions de tonnes de matières premières ont été valorisées.
Dans les 308 centres de recyclage de déchets non dangereux, 6,1 millions de tonnes de matériaux ont été valorisés. Le papier et le carton représentent la part la plus importante des matières valorisées : 2,8 millions de tonnes de papier ont été récupérées, limitant ainsi la déforestation et évitant les émissions de 1,1 million de tonnes de CO2eq.
Produire des combustibles de substitution (huiles usagées, combustibles solides de récupération…)
340 000 tonnes de déchets dangereux ont été recyclés pour produire des combustibles de substitution.

Définition et classification des déchets
Quelques aspects de la toxicologie des déchets
Les établissements de traitement et de stockage des déchets
Le transport des déchets
Traitement des métaux ferreux (ferrailles), des métaux non ferreux et des métaux précieux
Récupération, stockage et traitement des véhicules hors d’usage
Traitement et recyclage des piles et accumulateurs
Récupération et traitement des pneumatiques usagés
Traitement et élimination des bois traités
Traitement et recyclage des papiers et des cartons
Traitement, élimination ou recyclage des matières plastiques
Récupération et traitement des huiles usagées
Les polychlorobiphényles (PCB) et les polychloroterphényles (PCT)
Récupération et traitement des déchets du bâtiment
Traitement des déchets hospitaliers
Récupération et traitement des médicaments
Récupération et traitement des chiffons et autres textiles
Récupération et élimination des peintures et des solvants usuels
Récupération du bois non traité
Récupération et recyclage du verre
Récupération et traitement des emballages
Les déchets contenant ou susceptibles de contenir de l’amiante
Les déchets d’équipements électriques et électroniques
Les boues de station d’épuration
Le traitement des ampoules, tubes fluorescents et des lampes
Traitement et récupération des déchets agricoles
Le traitement des résidus de cargaisons des navires Les bateaux en fin de vie
Le traitement des cendres de charbon
DEEE : le « un pour un » est en panne
Poteaux et traverses usagés : vers une meilleure élimination du bois pollué
UNE SOLUTION INDUSTRIELLE COMPLÈTE POUR RECYCLER LES BOIS POLLUÉS
Installations de traitement de déchets inertes : quels déchets admissibles ?
Une nouvelle filière REP pour les déchets d’ameublement

Traitement de déchets

Définition et classification des déchets.

Une définition du déchet se trouve dans la loi du 15 juillet 1975 :  » On considère que l’on est en présence d’un déchet s’il s’agit d’un résidu d’un processus de fabrication, de production, de transformation ou d’utilisation, ou s’il s’agit d’une substance, d’un matériau, d’un produit ou d’un quelconque bien meuble abandonné ou destiné à l’être.

La loi précise aussi que les déchets sont susceptibles de présenter des effets nocifs sur les sols, la faune et la flore, des dégradations aux paysages, des risques d’odeurs, des sources de bruit ou bien encore de porter atteinte à la santé de l’homme ou à l’environnement.

La loi du 17 juin 1994 introduit une notion importante qui concerne l’éventuelle revalorisation du déchet qui peut alors soit être recyclé, soit considéré comme déchet ultime promis à un centre d’enfouissement ou à un quelconque autre traitement définitif.

On distingue généralement diverses sortes de déchets dont :

– Les déchets ménagers et assimilés, constitués essentiellement des ordures ménagères, de déchets urbains (nettoiement), de déchets verts et d’encombrants auxquels il faut ajouter les déchets des commerces, des artisans et entrepreneurs, des écoles et autres établissements d’enseignement et des hôpitaux et autres établissements de soins.

– Les déchets des collectivités locales qui comprennent surtout les boues des stations d’épuration, les déchets verts, les résidus du nettoiement des rues et des marchés, les déchets des administrations publiques (papiers et autres documents).

– Les déchets industriels

On distingue généralement les déchets industriels banals (DIB), encore appelés non dangereux et les déchets industriels spéciaux (DIS) ou dangereux.

Les premiers s’apparentent beaucoup aux déchets ménagers puisqu’ils sont essentiellement constitués de cartons, de papiers, de plastiques, des bois, de métaux, de verre, de textiles, etc. (voir aussi déchets, déchetterie).

Les seconds pour lesquels il existe une classification, ne peuvent être éliminés ou stockés que dans des conditions particulières (voir aussi déchets, centre d’enfouissement).

– Tous les déchets dangereux ne sont pas nécessairement récoltés, éliminés ou entreposés dans des conditions optimales, loin s’en faut. On peut, par exemple, parler des déchets toxiques en quantités dispersées (DTQD). Ce sont des déchets générés par des activités de petites unités industrielles, artisanales et par les ménages dans lesquels on retrouve mêlés à des déchets banals, des restes de peintures, un thermomètre à mercure, un fond de flacon de White-Spirit, des gravats avec de l’amiante et toutes sortes d’autres substances toxiques, mais qui seront traitées avec des ordures ménagères.

– Parmi les déchets dangereux, il faut bien entendu signaler les déchets hospitaliers, les déchets d’activité de soins et les déchets infectieux.

– Les déchets inertes, comme leur nom l’indique, sont une catégorie de déchets évidemment non biodégradables, mais surtout non susceptibles de brûler ou de produire quelque réaction chimique que ce soit seuls ou avec d’autres composés. Les gravats, les déchets de démolition entrent dans cette catégorie de déchets qui peuvent être mis en décharge ou servir de remblais ou de sous-couche pour des voies de circulation. Dans la réalité, ces matériaux ne sont pas anodins et en particulier, les eaux de pluies qui percolent au travers donnent lieu à des lixiviats pouvant polluer durablement des aquifères.

– Les déchets fermentescibles sont des déchets biodégradables, c’est-à-dire se décomposant plus ou moins rapidement sous l’action de microorganismes aérobies ou anaérobies (bactéries, moisissures). Les ordures ménagères contiennent une part importante de matières fermentescibles que l’on nomme la fraction fermentescible des ordures ménagères. Cette part peut être extrêmement réduite par le tri sélectif dès lors que l’on procède, quand on le peut, au compostage chez soi de cette fraction.

– Un déchet ultime est un déchet, résultant ou non du traitement d’un déchet, qui n’est plus susceptible d’être traité dans des conditions techniques et économiques du moment, notamment par de la part valorisable ou part extraction de son caractère polluant ou dangereux (loi du 15 juillet 1975). Cette définition est plutôt ambiguë dans la mesure, par exemple, où on pourrait considérer qu’un déchet pour lequel on faisait des efforts pour le rendre moins nocif, on ne les fasse plus du jour, par exemple, où pour des motifs de rentabilité économique, on estime plus intéressant de s’en débarrasser à Abidjan.

– Les déchets radioactifs et les boues de stations d’épuration sont traités sur des pages spécifiques (suivre le lien).

PRINCIPAUX TEXTES LÉGISLATIFS ET RÉGLEMENTAIRES CONCERNANT LES DÉCHETS

Quelques aspects de la toxicologie des déchets.

Les déchets peuvent être toxiques de plusieurs manières : soit directement, soit à la suite d’une réaction physique ou chimique avec d’autres substances avec lesquelles ils sont en contact à un moment ou à un autre de leur élimination, traitement ou stockage, soit par leurs métabolites ou les produits de leur dégradation, par exemple, au cours des fermentations (méthane, phosphures), ou de leur combustion (dioxines). Les déchets peuvent donner lieu soit à des intoxications qui seront le plus souvent, au moins dans nos pays évolués*, des maladies professionnelles, soit à des problèmes d’écotoxicologie.

[* C’est moins vrai dans certains pays pauvres où toute une frange de la population extrêmement pauvre et des enfants, vit des et sur les décharges d’ordures. Pas question de parler de maladies professionnelles pour ces personnes constamment exposées. Toutefois et sans cynisme aucun, force est de dire que leurs maigres chances de survie sont hypothéquées, décharges ou pas.]

Parmi les substances auxquelles les travailleurs sont les plus fréquemment exposés au contact des déchets, il y a d’abord les poussières. Certaines sont potentiellement dangereuses parce qu’elles contiennent de l’amiante, des fibres céramiques, des cendres, des particules imbrûlées, etc. Elles seront d’autant plus dangereuses qu’elles seront de très petite taille (inf. à 0.5 micromètre) et plus susceptibles d’atteindre les alvéoles pulmonaires. Mais quelles que soient leurs tailles, les poussières sont toujours susceptibles de provoquer des maladies respiratoires chroniques, des manifestations inflammatoires, des allergies, etc. En outre, les poussières, particulièrement celles qui sont issues des matières fermentescibles, sont parfaitement capables de transporter, parfois très loin, des bactéries ou divers autres microorganismes viraux ou fongiques pathogènes.

Les autres substances issues des déchets sont principalement des métaux : cadmium, mercure, plomb, thallium, arsenic, bore, aluminium, chrome, manganèse, nickel, cobalt, vanadium, zinc. (voir aussi toxicologie)

On trouve aussi, et en particulier autour des usines d’incinération, différents gaz comme l’anhydride sulfureux et l’anhydride sulfurique, le monoxyde de carbone, des oxydes d’azote, du chlorure d’hydrogène, du fluorure d’hydrogène, des dioxines et des furanes, divers composés organiques volatils surtout issus de combustions incomplètes (hydrocarbures cycliques, aromatiques, alcanes, alcènes, aldéhydes, cétones, acides, HAP, etc.), des phénols, des cyanures, etc. (voir aussi toxicologie)

Enfin l’exposition à une quantité phénoménale de substances suspectées d’être reprotoxiques est constante autour des déchets. Ce sont en premier lieu les pesticides, mais aussi les hormones de synthèse et de très nombreux autres perturbateurs endocriniens.

Les établissements de traitement et de stockage des déchets

En France, tous les établissements dont l’objet est le traitement ou le stockage des déchets sont des ICPE (Installations Classées pour la Protection de l’Environnement). Comme telles, ces établissements sont soumis à la réglementation dont le texte de référence est la loi du 19 juillet 1976.

Dès lors, les établissements de traitement et de stockage de déchets, y compris de déchets banals, fonctionne soit sous le régime de déclaration, soit sous le régime d’autorisation. Ils nécessitent, pour leur ouverture et leur fonctionnement, qu’une étude d’impact avec enquête publique, une étude de dangers, une notice d’hygiène et de sécurité aient été réalisées et publiées. Au niveau du département, diverses administrations décentralisées (DDAF, DDE, DDASS), ainsi que le conseil départemental d’hygiène sont consultés par le Préfet pour avis sur l’établissement.

Un établissement de traitement de déchet ne peut être ouvert sans qu’il puisse présenter des garanties financières particulières.

Après ouverture, et selon les nomenclatures ICPE pour lesquelles l’établissement est référencé (167 ou 322), divers modalités de contrôle de l’activité, des rejets, des lixiviats, du bruit, des nuisances, etc. sont mises en place. Ces contrôles sont assurés par divers organismes comme la DRIRE ou sont assurés par l’exploitant sous forme d’autocontrôles.

Le transport des déchets

La législation sur le transport des déchets est assez abondante. Cela s’explique facilement par le fait que beaucoup de ces produits sont dangereux et qu’il vaut mieux se prémunir contre d’éventuelles disséminations ou dispersions accidentelles ou malveillantes.

La convention de Bâle a été signée en 1992 et porte sur les contrôles des mouvements transfrontaliers des déchets dangereux.

C’est le règlement 259/93 qui concerne la surveillance et le contrôle des transferts de déchets au sein de la communauté européenne.

Normalement, les transferts de déchets de la communauté vers d’autres pays restent interdits… sauf accords bilatéraux ou bien si les pays ont ratifié les accords de Bâle. Il y a bien d’autres choses qui sont interdites comme l’exportation de déchets en vue de leur valorisation (genre amiante, électronique, déchets radioactifs, etc.), mais là encore les accords bilatéraux permettent pratiquement tout.

Normalement, les déchets issus du fonctionnement normal des navires sont exclus de ce champ  » transport des déchets  » (cf. mercaptans à Abidjan). En sont exclus également, les déchets radioactifs, les déchets issus de l’aviation civile et ceux qui sont générés par les plateformes off-shore.

Traitement des métaux ferreux (ferrailles), des métaux non ferreux et des métaux précieux

Dans le domaine du recyclage, domaine dont on pourrait penser qu’il est assez récent compte tenu de l’impact médiatique que ce concept a pris ces dernières années, celui des métaux ferreux ou non ferreux, est très ancien et a été entrepris par une profession (ferrailleur, récupérateur de métaux) dont les particularités ont longtemps caractérisé certains groupes sociaux. L’envolée très récente du prix des métaux a probablement rendu cette activité encore plus rentable qu’elle ne l’était déjà, mais certainement pas moins risquée. Cette envolée s’est malheureusement traduite par une augmentation conséquente des vols de ces métaux et par des dégradations importantes du fait de certains de ces pillages.

On lira avec profit un dossier très complet sur ce sujet sur le site de l’ADEME.

Récupération, stockage et traitement des véhicules hors d’usage (Casses)

En France, ce sont plus de 1.5 millions de véhicules légers (< 3.5 tonnes) qui sont envoyés chez des démolisseurs agréés. La démolition et le recyclage des véhicules en fin de vie s’inscrit dans une filière économique et commerciale cOn note également que les carcasses de voitures hors d’usage sont généralement vendues omplexe dans laquelle on constate que la rentabilité du secteur démolition est largement dépendante de la protection juridique concernant les  » pièces d’origine  » et serait, par conséquent, rapidement mise à mal pour le cas où le marché des pièces automobiles était envahi par des contrefaçons ou par des pièces à bas coût pour le cas où elles seraient autorisées. Or l’ouverture à la libre  » concurrence  » tant réclamée par les tenants du profit à très court terme pourrait bien permettre cette libre concurrence à divers pays où la liberté, le travail et les travailleurs sont maltraités, concurrence oblige. Voir aussi : La distribution des pieces et accessoires automobiles.

plus cher aux démolisseurs quand elles n’ont plus leurs pneumatiques. Cela tient au fait que le recyclage et la revalorisation des pneumatiques n’a pas vraiment été aidé par les grands groupes pneumatiques pourtant prompts à se faire de grosses publicités sur les circuits de la F1, par exemple.

Une des difficultés de traitement et du recyclage des véhicules automobiles tient au fait qu’une voiture comprend un nombre considérable de pièces fabriquées avec des matériaux très divers et pas toujours recyclables. Les VHU sont d’ailleurs classés parmi les déchets dangereux.

Certaines pièces récupérées sur les véhicules sont recyclées comme pièces d’occasion garanties d’origine comme les moteurs, les boîtes de vitesse, les pneumatiques (rechapage), les pots catalytiques et les métaux rares qui s’y trouvent, les huiles usagées après régénération, les pare-brise et les glaces, etc.

Les autres composants suivent des filières de traitement spécifiques. Certains plastiques (PVC) sont broyés pour d’autres utilisations. Les huiles, les pneumatiques, les liquides de refroidissement et de frein, la mousse des sièges sont le plus souvent incinérés. Les métaux ferreux et non ferreux suivent les filières classiques de recyclage de ces produits.

La directive européenne VHU incite largement les constructeurs à rechercher les solutions les plus avantageuses pour réduire à la source, c’est-à-dire dès la conception des véhicules, la quantité de déchets, et particulièrement de déchets dangereux ou non recyclables.

Sur le site de l’ADEME, on pourra consulter : Étude économique sur la filière de traitement des véhicules hors d’usage.

Traitement et recyclage des piles et accumulateurs

Normalement le bon usage voudrait que l’on distingue les piles à usage unique et les accumulateurs rechargeables. Dans la réalité, c’est plutôt la taille qui décide de l’appellation pile ou accumulateur.

Les principaux types de piles sont les piles boutons (mercure, argent, zinc, lithium), les piles salines (zinc, manganèse), les piles alcalines (zinc, mercure, manganèse) et les piles  » rechargeables  » (nickel, lithium, cadmium, cobalt).

Les accumulateurs, par exemple ceux qui servent pour le démarrage des véhicules à moteurs, sont à base de plomb.

Les piles et accumulateurs qui contiennent des métaux lourds sont considérés comme des déchets dangereux.

Depuis quelques années maintenant, la collecte des piles usagées et des batteries hors d’usage s’est considérablement améliorée et le retour de ces produits, même s’il est très souvent différé, a été largement facilité.

Voir aussi : Observatoire des piles et accumulateurs : La situation en 2003 et le Guide des déchets :

Récupération et traitement des pneumatiques usagés

Ce sont plusieurs millions de tonnes de pneumatiques usagés et irrécupérables, au moins pour leur usage premier, qui sont abandonnés chaque année. Le moins que l’on puisse dire, c’est que ces objets n’offrent pas vraiment une plus-value esthétique ou artistique aux endroits où ils sont abandonnés (dans les ruisseaux et les fossés), stockés (le plus souvent en énormes tas dont on peut craindre que quelque malveillant vienne y mettre le feu) et même réutilisés, par exemple, sur les coques des bateaux pour servir d’amortisseurs ou par les paysans pour maintenir les bâches sur leurs silos d’ensilage.

Si les pneumatiques ne sont pas considérés comme des déchets dangereux en soi, il n’en va pas de même lorsqu’ils brûlent (émissions de fumées toxiques, libération de résidus huileux toxiques pour l’environnement et les aquifères) ou encore quand ils sont stockés puisqu’ils offrent des abris à quelques pestes embarrassantes, sinon dangereuses comme des rats ou des moustiques (Chikungunya).

La revalorisation des pneumatiques présente pourtant des avantages évidents. Le premier concerne le rechapage qui permet de multiplier la durée de vie d’un pneu par 3 souvent (1 million de kilomètres pour un pneu de camion au lieu de 300 000 km). Il est intéressant de noter que les particuliers semblent peu enclins à utiliser des pneus rechapés, pourtant deux fois moins chers et tout aussi sûrs et durables que des neufs.

La deuxième utilisation, c’est la transformation des pneumatiques en granulats (poudrette) utilisés pour la réalisation de revêtements à faible émission sonore.

La troisième utilisation, c’est la transformation en déchiquetats pour la réalisation de murs antibruit aux abords des voies de circulation routières ou ferrées ou encore pour la confection de couches drainantes dans les centres d’enfouissement techniques et divers autres usages de protection.

L’incinération des pneumatiques est pratiquée par les cimentiers, encore à l’essai dans la métallurgie (hauts-fourneaux).

La mise en décharge des pneumatiques est interdite depuis 1992.

Depuis quelques années, les fabricants de pneumatiques et les rechapeurs se sont associés pour mieux appréhender les problématiques de recyclage et de revalorisation de ce matériau. (Voir le site de Aliapur)

Traitement et élimination des bois traités

Les palettes, les poteaux, les traverses, les bois de charpente, mais aussi, et en toute illégalité, des bois servant à la fabrication de mobilier de jardin (tables, chaises, pergolas, etc.) sont traités contre les insectes et les moisissures.

Ces bois sont très dangereux et leur élimination ne peut pas se faire simplement. Le brûlage ordinaire de ces matériaux est interdit. Malheureusement, beaucoup de personnes l’ignorent.

Normalement, ces matériaux ne devraient pas se retrouver en déchetterie comme on le voit souvent.

Les bois traités l’ont été principalement soit avec de la créosote, soit avec des mélanges de métaux (cuivre, chrome, arsenic). Ces bois sont considérés comme des déchets dangereux. Leur élimination ne peut se faire que dans certaines conditions (incinération dans des établissements agréés pour les DIS, cimenteries). Les nouveaux traitements du bois par autoclavage sont faits avec un produit appelé Wolmanite à base de cuivre (carbonate de cuivre, Bis-N-cyclohexyldiazeniumdioxy-cuivre et acide borique).

Maintenant de plus en plus de bois sont traités à partir d’imprégnations huileuses (ASAM ou Anhydride Succinique d’Alkéonate de Méthyle) qui transforme la cellulose du bois en ester de cellulose tout à fait incomestible pour les insectes xylophages ou les champignons. Cette molécule est par ailleurs recyclable.

Traitement et recyclage des papiers et des cartons

La quantité de papiers et de cartons qui partent à la poubelle en France dépasserait 10 millions de tonnes. Voir sur le site de l’ADEME : déchets de papiers et cartons / également : Papiers et Cartons

Chacun de nous consommerait près de 200 kg de papiers et de cartons par an et cette consommation s’accroîtrait alors que, dans bien des domaines, notre consommation volontaire de papier a fortement diminué. Dans la réalité, cet accroissement de la consommation de papiers et de cartons est lié d’une part à une augmentation considérable des publicités commerciales* ou autres et d’autre part à la manie des suremballages qui semble être devenue une habitude chez certains industriels (lesquels de ce fait ont moins d’effort à consentir, par exemple, sur la qualité des produits ou le respect de la chaîne du froid).

[* C’est particulièrement vrai du courrier non adressé qui envahit nos boîtes aux lettres jusqu’à ce que l’on affiche un avis pour indiquer qu’on les refuse. Il serait peut-être intéressant que cette pollution soit taxée.]

Une part importante du papier et du carton est recyclée ou recyclable. Le recyclage des papiers et des cartons ne peut généralement pas se faire sans que les encres, agrafes, colles et autres produits n’aient été retirés.

Traitement, élimination ou recyclage des matières plastiques

Le terme générique pour matières plastiques recouvre une très grande variété de matériaux d’origine, de composition, de nature très différentes et qui deviendront autant de déchets pour lesquels des traitements adaptés et variés devront être adoptés aussi bien pour leur élimination que pour leur recyclage.

On trouvera dans le guide des déchets 2005 de l’ADEME un dossier sur les différentes matières plastiques, leur composition, leurs qualités, leur utilisation et leur traitement comme déchets.

On trouve des matières plastiques partout. C’est la raison pour laquelle le recyclage de ces matériaux obéit à des contraintes qui sont différentes selon que les plastiques sont des emballages (directive 94/62/CE), qu’ils sont issus de véhicules hors d’usage (directive 2000/53/CE) ou bien de déchets d’équipements électriques et électroniques (DEEE) (directive 2002/96/CE).

Un secteur très important d’utilisation des plastiques est le bâtiment. Les plastiques sont toujours utilisés pour les tuyaux souples ou rigides, les gaines pour fluides, les gaines de ventilation, les grilles, les volets, les portes, etc. mais aussi et de plus en plus pour fabriquer des cloisons, des murs et des plafonds, des revêtements de sols ou de parois, des mobiliers, etc. (voir les sites http://www.murspvc.com/, http://www.solspvcpro.com/, http://www.plastic-pipes.com/Francais/Home.aspx).

Aujourd’hui, nous pratiquons presque tous le tri d’un certain nombre de nos déchets. C’est vrai pour nos emballages plastiques. Ce qui est fort dommage, c’est que ces efforts sont assez peu suivi d’effets puisque à l’arrivée, trop souvent, nos déchets sont remélangés pour être mis en décharge ou incinérés faute d’une volonté politique de traitement valorisant. Naturellement, c’est toujours au prétexte que ça n’est pas rentable. ça le serait peut-être si l’on voulait bien prendre en compte tous les aspects comptables de cette affaire et pas seulement les plus directs. à un moment où un grand argentier nous sert que le réchauffement de la terre va nous coûter 5500 milliards de dollars, ce n’est peut-être pas le moment de mégoter pour un peu moins de dioxines ou un peu moins d’effet de serre. En l’état, pratiquement seules les bouteilles en polyéthylène téréphtalate ou haute densité trouvent un débouché au recyclage. Les flacons en PVC* sont pratiquement tous brûlés ou enfouis.

[Le PVC est absolument incompatible au recyclage du PET pour une raison de point de fusion : 170° C pour le PVC et 270° C pour le PET. Deux ou trois bouteilles en PVC oubliées dans une tonne de PET suffisent à colorer toute la masse de PET lequel n’est plus utilisable (dans A. Damien – Guide du traitement des déchets – L’usine nouvelle – Dunod – 4e édition, juin 2006) ]

Il en va plus ou moins de même pour diverses autres catégories de plastiques pour lesquelles on ne sait pas comment les revaloriser. Alors quand on sait que ces matériaux sont quasiment inaltérables, on les incinère (incinérateurs, cimenteries) ou bien on les incorpore à des matériaux pour des soubassements routiers et divers autres usages dans le bâtiment et les travaux publics.

Il existe des recherches plus ou moins avancées portant sur la dépolymérisation des plastiques qui permettrait une récupération importante du matériau d’origine (solvolyse, hydrolyse, glycolyse, méthanolyse, etc.)

Pour remplacer, à terme, ces matières plastiques pas ou peu biodégradables, la recherche porte beaucoup d’attention à des matières plastiques biodégradables et en particulier aux polymères obtenus à partir de végétaux comme le maïs, la pomme de terre ou la betterave.

Mais il en ira de ces polymères comme des biocarburants : où trouvera-t-on les surfaces agricoles compatibles à la fois avec l’autonomie alimentaire surtout, si comme on nous l’annonce, les poissons auront tous disparu en 2050 et cette demande nouvelle. Si la surface ne suffit pas, recourra-t-on à une utilisation accrue des pesticides, des engrais ou de l’eau pour faire pousser ces plantes pour servir à en emballer d’autres ?

Il faudra bien à un moment ou à un autre que l’on comprenne que nous devons changer certains des comportements que l’on nous impose et qui sont manifestement incompatibles avec la pérennité de la Planète et de ses habitants, pas seulement les hommes.

Récupération et traitement des huiles usagées

Les huiles usagées sont considérées comme des déchets dangereux.

La nomenclature et le classement des huiles font apparaître plusieurs grands types d’huiles dont les huiles noires et les huiles claires. On trouvera sur le site de l’ADEME un dossier très important sur les huiles minérales et synthétiques entières usagées.

En plus de ces huiles pour les moteurs, pour l’usinage, pour le refroidissement, pour la trempe, pour les circuits hydrauliques, on n’oubliera pas les huiles alimentaires pour les fritures. Ces dernières ne sont pas classées comme DIS, entre autres parce qu’elles sont biodégradables. Les huiles alimentaires usagées peuvent être utilisées pour la combustion. Depuis quelques temps, ces huiles sont raffinées pour servir dans les moteurs diesels. Naturellement, beaucoup des usages classiques que l’on fait des corps gras organiques sont encore possible avec des huiles alimentaires usagées (fabrication de savons et de détergents, fabrication de nourriture pour les animaux, utilisation en tanneries, matière première pour l’extraction des acides gras, etc.).

Les huiles minérales et synthétiques peuvent être soit régénérées, soit valorisées comme combustible.

Une mention spéciale doit être faite des huiles de coupe qui sont classées DIS du fait qu’elles contiennent des métaux lourds. D’autre part, il est impossible de connaître vraiment la composition de ces huiles et encore moins depuis les dispositions Raffarin (décret du 22 juillet 2004) en vue de protéger les secrets industriels ! Le plus souvent, les huiles de coupe usagées se présentent comme des émulsions dans de l’eau où sont dispersées ou dissoutes des substances chimiques plus ou moins dangereuses.

Les polychlorobiphényles (PCB) et les polychloroterphényles (PCT)

La définition retenue pour les PCB couvre une gamme de substances élargie :

– les polychlorobiphényles,
– les polychloroterphényles,
– le monométhyltétrachlorodiphénylméthane,
– le monométhyldichlorodiphénylméthane,
– le monométhyldibromodiphénylméthane,

ainsi que tout mélange dont la teneur en substance est supérieur à 50 ppm en masse. (Circulaire N° 281 du 21 février 2001).

La toxicité et l’écotoxicité de ces produits est bien connue puisque ce sont des produits qui s’ils brûlent produisent des dioxines et des furannes, que ce sont des produits cancérigènes et reprotoxiques ou encore que ce sont des produits non biodégradables, solubles dans les graisses et parfaitement susceptibles de s’accumuler dans les organismes et dans les chaînes alimentaires, ce qu’ils n’ont pas manqué de faire.

Il ne fait aucun doute aujourd’hui que ces produits contaminent pratiquement tous nos aliments et ceux des animaux. Il ne serait pas étonnant que différents cancers dits hormonaux leur soient imputables, y compris le très rare cancer du sein chez l’homme et très probablement aussi des affections hépatopancréatiques.

Normalement, tous les appareils contenant des PCB auront disparu avant le 31 décembre 2010. D’ici là, des contaminations environnementales ne manqueront pas de se produire.

La destruction des PCB peut se faire, par exemple, en les portant rapidement à une température de 1200° C pendant 2 à 4 secondes, à la suite de quoi le produit chaud subit une trempe à 70° C afin d’éviter la production de dioxines et de furannes. Il existe toute une série d’autres procédés de destruction de ces molécules.

Récupération et traitement des déchets du bâtiment

Les secteurs des travaux publics et du bâtiment génèrent une masse importante de déchets. Les travaux publics génèrent surtout des déchets inertes (terre végétale, remblais, déblais) le plus souvent réemployés sur ou près des chantiers qui les produisent. Un point intéressant à noter, c’est que les travaux publics offrent une large palette de moyens de recyclage pour un certain nombre de déchets comme les pneumatiques, certains plastiques, des scories et des mâchefers, des MIOM, des sables de fonderie (voir aussi ADEME), etc.

Le bâtiment génère aussi des déchets inertes, surtout en terrassement et en démolition. Il est très rare que l’entrepreneur puisse réutiliser ces déblais – remblais sur le chantier qui les produit. Le plus souvent, il doit s’en débarrasser. Le moins qu’on puisse observer, c’est que parfois la manière dont c’est fait pose question, même pour des matériaux parfaitement inertes quand on les retrouve à recouvrir une zone humide dont un paysan veut se débarrasser…

Les autres types de déchets du bâtiment se classent en deux catégories : valorisables ou non.

Les déchets valorisables sont constitués de bois (traité ou non), des cloisons sèches, de métaux, de plastiques, de cartons et papiers.

Divers problèmes se posent sur les chantiers de démolition, et plus généralement sur les chantiers BTP, dans la mesure où la présence de produits dangereux peut être à la source de difficultés importantes quant au traitement ou recyclage des matériaux récupérés. C’est vrai pour l’amiante évidemment, mais aussi de certaines peintures, de goudrons dans le bitume, de traitements fongicides ou insecticides des bois de charpente, du plâtre s’il est stocké dans de mauvaises conditions, etc.

Il convient donc mieux maintenant de ne plus faire de la démolition, façon 11S, mais de la déconstruction. Sauf à s’asseoir sur la législation, ce que personne ne fait évidemment, il n’est pas certain que le tri des matériaux à éliminer et à recycler à mesure de la démolition présente un important surcoût par rapport à leur dépotage sauvage dans un quelconque trou à combler bienveillant.

Autres liens :

Législation, coût : les enjeux des déchets de chantier / Novéthic

Le BTP et les déchets de chantier

Bâtiment et travaux publics : des problématiques différentes

Les plans départementaux, déclencheurs d’une prise de conscience ?

Traitement des déchets hospitaliers

Les hôpitaux et les autres établissements de soins sont à l’origine de nombreux déchets. Certains de ces déchets sont banals et s’apparentent le plus souvent à des ordures ménagères (déchets de bureaux, de cuisines, restes de repas, déchets liés à l’entretien des locaux, etc.).

D’autres déchets sont particuliers. Il s’agit principalement de déchets radioactifs, de déchets à risques infectieux et de médicaments (voir ci-après).

Récupération et traitement des médicaments

Les médicaments non utilisés ont des origines très nombreuses et variées qui sont, essentiellement, les fabricants et les grossistes (spécialités non conformes, périmées, interdites, contre façons, etc.), les pharmacies, y compris hospitalières (invendus, périmés, médicaments nombreux et variés, stocks importants, etc.), les médecins (échantillons) et les particuliers (stockage et gaspillage).

Il va sans dire que les médicaments non utilisés sont particulièrement préoccupants quand ils sont rejetés dans l’environnement. C’est particulièrement vrai des antibiotiques ou des hormones de synthèse.

On aurait pu penser que le recyclage des médicaments pour les ONG, par exemple, ou via Cyclamed se révèle une bonne chose. Il ne semble pas que ce soit le cas si l’on s’en tient au constat qui suivit le tsunami de 2005 en Indonésie où des tonnes de médicaments périmés, voire dangereux ont coûté, aux pays récipiendaires, une fortune pour leur destruction. Ah! les blancs, occidentaux, catholiques et charitables ! Cela écrit, Cyclamed recycle, bon an mal an, à peine 1 % des médicaments non utilisés. Le reste, je ne sais pas… ça fait peut-être partie de tous ces médicaments que l’on nous propose partout sur Internet à bas prix ou bien ça fait la fortune de quelque margoulin en Afrique ou un quelque autre continent pauvre.

Le plus rigolo dans cette affaire Cyclamed, c’est que des pharmaciens à qui des particuliers avaient rapporté des médicaments pour les nègres*, les ont revendus soit à d’autres pharmacies, soit à leurs grossistes. Bonjour la confiance

[Voir aussi : Ah! les blancs, occidentaux, catholiques et charitables !] .

Récupération et traitement des chiffons et autres textiles

En dehors des chiffons et autres tissus souillés par des produits toxiques (solvants, peintures, graisses, etc.) au cours d’un essuyage, les chiffons et les tissus sont essentiellement soit d’anciens vêtements, soit des torchons.

Le recyclage des anciens textiles est un secteur qui emploie beaucoup de main d’oeuvre. Remarquablement, des chiffons et des vêtements récoltés en France sont maintenant envoyés dans certains pays d’Afrique pour qu’on y effectue le tri (bonjour le développement durable, la consommation de kérosène et la production des gaz à effet de serre). Pendant pas mal de temps, des associations comme Emmaüs tirait plus ou moins bien leur épingle dans ce jeu de recyclage. Le but initial de l’opération était moins une action commerciale qu’une entreprise destinée à la réinsertion par le travail de personnes et très grande difficulté d’insertion sociale. Chez Emmaüs*, le principe de la récupération des textiles et autres vêtements consistait à revendre, en boutique, la part de vêtements abandonnés ou donnés les mieux conservés ou les plus encore à la mode. Cette toute petite part de vêtements (entre 10 et 25 % de la masse totale) une fois revendue suffisait à financer le reste de la filière. Il n’est pas sûr que cela soit toujours le cas, même si, en France, une disposition de loi impose une contribution financière aux producteurs de textiles en vue de leur recyclage à venir. De toutes les façons, maintenant les nippes chinoises arrivent moins cher que sorties recyclées de chez Emmaüs. Ch’est pas poschible !

[* Je ne résiste pas à l’envie de raconter que quand j’avais 9 ou 10 ans, l’abbé Pierre était venu dans notre village à Villaines la Juhel où nous avions récolté assez de vieilles bicyclettes pour faire le tas les plus gigantesque qu’on puisse imaginer de vélos qui soit au monde. Je me rappelle aussi que mon père, tout mécréant qu’il fût, avait ressemelé les godasses de l’abbé quand elles ne tenaient plus qu’avec un bout de ficelle.]

Une chose qui mérite son pesant de fou rire : les plumes d’oies et de canards sont considérées comme des textiles. Les plumes des autres oiseaux (poulets, dindes et cailles) sont de déchets dont on se sert pour fabriquer des amendements agricoles.

Jusque-là rien de franchement hilarant. Mais avec la grippe aviaire, la communauté européenne a pondu un règlement classant les plumes d’oies et de canards en catégorie 3 quand bien même ces oiseaux seraient morts dans un abattoir… Ce qui a entraîné de facto la disparition de l’activité plumassière qui était attachée à ces oiseaux.

Récupération et élimination des peintures et des solvants usuels

Les solvants autres que l’eau sont classés déchets dangereux. Il en va de même des peintures qui en contiennent.

La plupart des solvants usuels sont toxiques et écotoxiques (couche d’ozone).

Beaucoup de solvants sont volatils (COV) et contribuent, de ce fait, davantage aux problèmes toxiques et écotoxiques susmentionnés. On préconise surtout de récupérer ces solvants le plus possible à la source, surtout en tentant d’en adsorber le plus possible sur du charbon actif.

Beaucoup de solvants sont régénérables par distillation. Les impuretés qui y étaient dissoutes sont condensées et co-incinérées en cimenterie.

Récupération du bois non traité

Le bois non traité correspond essentiellement d’une part à des résidus de bois issus de la sylviculture (copeaux, sciures, écorces, branches et troncs récupérés*, etc.) et d’autre part à des bois œuvrés pour les emballages (cageots, bourriches, boites pour le fromage ou le vin, bouchons en liège, etc.) ou bien mis en forme pour faire des panneaux de particules.

[EDF, par exemple, tire un bénéfice intéressant en recyclant les bois flottés qui échouent au mur de ses barrages.]

Le traitement et la revalorisation de ces matériaux ne pose aucun problème puisque ce ne sont pas des déchets dangereux, qu’ils sont biodégradables ou facilement revalorisables énergétiquement.

Récupération et recyclage du verre

Le recyclage des emballages en verre est aujourd’hui largement adopté autant par les particuliers et les entrepreneurs qui trient ce déchet que par les verriers qui le réutilisent.

Le verre, initialement fabriqué à partir de sables siliceux, de fondants et ou non de colorants, est maintenant largement refondu à partir de verre broyé ou calcin. Sur le plan énergétique, l’utilisation de calcin en proportion assez importante réduit notablement la consommation d’énergie pour les fours.

Le verre, récupéré au niveau du tri sélectif, est souvent mélangé avec des matériaux qui ne conviennent guère à la fabrication d’un verre de qualité : bouchons et armatures métalliques, couvercles, papiers et étiquettes, etc. qui ne posent pas de vrai gros problème de tri au final. Plus embêtants sont les morceaux de faïence ou de porcelaine qu’ils fallaient enlever à la main et dont maintenant les verriers se débarrassent grâce à un tri automatique dans lequel les morceaux de faïence ou de porcelaine sont reconnus (laser, rayons X) et aspirés automatiquement.

Le recyclage du verre a eu une conséquence assez inattendue sur la qualité des mâchefers et leur utilisation possible en sous couche routière. En effet, comme la quantité de verre a beaucoup diminué dans les incinérateurs utilisés pour les ordures ménagères, les mâchefers résultants n’auraient plus les qualités physiques requises pour cet emploi et devraient donc être entreposés en décharge.

Enfin, tout le monde s’accorde pour dire que si, en France, on voulait bien se décider à généraliser le tri sélectif par couleur de verre, ce que le public sait parfaitement faire là où ce tri existe, la quantité de verre blanc récupéré augmenterait considérablement par le fait que les petits pots, les bocaux et autres objets en verre jetés le plus souvent avec les ordures ménagères, pourraient être recyclés.

Récupération et traitement des emballages

Ce qui caractérisera sans doute le mieux, à notre époque, notre incapacité à réagir rapidement pour abandonner des mauvaises habitudes environnementales, ce sera sans doute l’acceptation impuissante que nous faisons face à la prolifération des emballages, en dépits de quelques protestations et de quelques effets d’annonce.

Quoi qu’on fasse, nos poubelles débordent chaque semaine d’emballages (ça peut se comprendre) mais aussi de suremballages inutiles, ce qui n’est pas acceptable.

Tout le monde n’est pas perdant dans cette affaire. Le suremballage des produits alimentaires est souvent présenté comme une sécurité supplémentaire pour le consommateur. Admettons. J’aurais plutôt tendance à penser que c’est aussi parfois et surtout une précaution supplémentaire pour certains fabricants peu scrupuleux et même parfois un moyen subtil de faire de substantielles économies, par exemple, sur la rigueur qu’il faudrait à la surveillance des étiquetages (un suremballage avec une date de limite de vente peut parfaitement remplacer un ancien suremballage avec une date dépassée) ou de la chaîne de froid.

La législation européenne sur les emballages est importante : directive 94/62/CE, directive 2004/12/CE, directive 2005/20/CE.

Les consommateurs ne sont pas les seuls à être confrontés au problème des déchets d’emballage. Les industriels, les commerçants, les restaurateurs, les paysans, les municipalités et autres collectivités territoriales, etc. le sont aussi soit comme fabricants, utilisateurs et distributeurs d’emballages, soit comme récipiendaires de marchandises emballées.

Différents organismes se sont mis en place pour les aider dans cette gestion des déchets. On peut citer Adelphe, Éco-emballages, voir aussi autres sites institutionnels.

Tout ce qui a été écrit précédemment concerne essentiellement les emballages non souillés par des produits toxiques. Lorsque les emballages sont souillés ou sont susceptibles de l’avoir été, ils sont considérés comme des déchets dangereux.

C’est particulièrement vrai des emballages qui ont contenu ou contiennent encore des produits phytosanitaires, des hormones de synthèse, des pesticides, herbicides et fongicides, des taupicides, de raticides, des insecticides, etc. Normalement les paysans qui sont les plus gros utilisateurs, disposent de filières pour récupérer et traiter ces déchets. Il n’en est rien pour les consommateurs lambda qui ignore totalement les risques qu’il fait encourir à d’autres ou à l’environnement quand il se débarrasse dans sa poubelle de tels emballages. Quelques autres sites :

Les emballages en matière plastique répondent aux exigences des législations française et européenne en matière d’environnement.

La démarche d’ECO PSE (législation)

Les déchets contenant ou susceptibles de contenir de l’amiante

L’amiante a très largement été utilisé, même bien après que l’on sache les dangers que ce matériau faisait courir à ceux qui l’utilisaient ou simplement se trouvaient, parfois sans le savoir, en contact avec ses fibres dans l’atmosphère.

L’amiante a fait l’objet d’une page sur ce site (voir amiante). amiante La question des déchets amiantés sera traitée en proposant des liens sur des Sites Internet et articles le plus souvent fort bien documentés et très complets auxquels le lecteur pourra se reporter.

Des liens :

Déchets amiantés (ADEME)

Amiante (Mines Nancy)

Amiante environnement service

Amiante libre (flocages, calorifugeages)

Amiante (SINDRA)

Guide des déchets industriels

Élimination des déchets […] contenant de l’amiante (UVMT)

Le groupe Seche Changé

Les déchets ultimes

Les déchets d’équipements électriques et électroniques

On classe les DEEE en trois catégories : les déchets blancs (électroménager), les déchets gris (informatique, téléphonie, bureautique) et les déchets bruns (audiovisuel).

La production de déchets a suivi l’extraordinaire envolée des ventes de ces matériels pendant ces dernières décennies. On estime à 1.7 millions de tonnes de DEEE produit chaque année rien que pour la France.

Une bonne partie de ces déchets ont toujours contenu des éléments dangereux. Pourtant ce n’est que depuis assez peu de temps que les pouvoirs publics ou la communauté européenne ont commencé à se préoccuper de ces déchets, y compris de ceux que l’on déverse par cargos entiers dans certains pays africains.

Une part non négligeable des D3E est recyclée par des organismes dont la vocation est la réinsertion sociale des personnes par le travail (Emmaüs, C.A.T.). Certaines de ces structures ont pu disparaître (Handiterre). D’autres organismes dont les vocations premières ne sont pas forcément la réinsertion sociale, mais une activité industrielle et commerciale s’occupent des D3E : Ecosystem, Ecologic, European Recycling platform, Recylum, Conibi (cartouches d’encre), Recy’Stempro, etc.

Une information : Le recyclage des produits électriques et électroniques sera obligatoire à partir du 15 novembre 2006. Il nous en coûtera (taxe) entre 10 et 15 € de plus pour un réfrigérateur, par exemple.

Les boues de station d’épuration

La revalorisation des boues des stations d’épuration urbaines fait l’objet d’une page sur ce site : voir épandage. La question de l’épandage des boues en agriculture fait toujours débat. Certain syndicat de paysans français, au demeurant fort peu regardant quand il s’agit d’inciter ses membres à abuser de l’eau même en période de restriction en procédant à des pompages moins bien contrôlés dans les nappes, fort peu soucieux de la manière dont on répand des pesticides et autres traitements phytosanitaires ou bien pas franchement opposé à la culture d’O.G.M. en plein champ et franchement hostile dès lors qu’on lui démontre l’incurie actuelle en matière d’engrais azotés et d’élevage industriels (poulets, cochons, vaches laitières), s’élève de plus en plus contre l’épandage agricole des boues de station. Il n’a peut-être pas tort, sauf celui de n’être pas franchement crédible.

Cela écrit, les boues de station d’épuration, et quelles que soient les précautions et les analyses qu’on leur fait subir, ne sont et ne seront jamais des produits anodins. Les différents produits toxiques qu’elles contiendront, parce que chacun de nous en déverse et parce que nos égouts les y amènent et les y concentrent, pourront toujours présenter le risque de s’accumuler dans des plantes, dans la nourriture animale et humaine, d’avoir des répercussions sur la santé et l’environnement, etc.

Alors si les boues de stations d’épuration urbaines ne sont pas sans dangers, que dire des boues des stations d’épuration industrielles ?

Dans la réalité, certaines de ces boues industrielles sont certainement moins dangereuses en valorisation agricole que bien des boues urbaines. Cela tient au fait que certains effluents industriels sont composés de matières organiques fermentescibles non polluées par des métaux lourds et divers autres toxiques comme c’est plutôt le cas des eaux urbaines.

Le traitement des eaux des laiteries, de certaines tanneries, des sucreries, d’abattoirs, distilleries, et de toute une série d’autres industries agroalimentaires produisent des boues de composition constante et dépourvues de toxiques comme des métaux lourds et, par conséquent, parfaitement adaptées à des utilisations agricoles.

Autres liens :

Tout savoir sur les déchets organiques

Les boues de station

Boues résiduaires de stations d’épuration

Plus de 60% des boues d’épuration municipales ont été épandues en 1999 sur 2% des sols agricoles

Arrêté du 8 janvier 1998 fixant les prescriptions techniques applicables aux épandages de boues sur les sols agricoles

Séchage thermique des boues

Le traitement des ampoules, tubes fluorescents et des lampes

Certaines ampoules et lampes contiennent du mercure. Ce sont donc des déchets dangereux. Il en va de même pour les tubes fluorescents.

Voir : Déchets Toxiques en Quantités Dispersées – DTQ ou À chaque déchet des solutions / DTQD

Traitement et récupération des déchets agricoles

Deux types de déchets posent problème dans les milieux agricoles. Ce sont d’une part les déchets organiques issus des élevages intensifs parce qu’alors le nombre de bêtes se révèle trop important pour les surfaces utiles où l’épandage de ces matières pourrait se faire. Les exédents azotés sont une calamité environnementale. Voir : Azote, Nitrates, Ammoniac, Lisiers, Eutrophisation, Ce sont d’autre part les emballages vides ou partiellement vidés qyant contenu des engrais, des pesticides ey autres produits toxiques.

Aujourd’hui la société Adivalor propose des solutions, à moindre coût, aux agriculteurs afin qu’ils puissent gérer ces déchets sans danger ni pour eux, leurs animaux ou notre environnement.

Le traitement des résidus de cargaisons des navires

Voir aussi : Pollution des espaces maritimes

Directive 2000/59/CE du Parlement européen et du Conseil du 27 novembre 2000 sur les installations de réception portuaires pour les déchets d’exploitation des navires et les résidus de cargaison.

Décret 2003/920 du 22 septembre 2003 portant transposition de la directive 2000.59.CE sur les installations de réception portuaires pour les déchets d’exploitation des navires et les résidus de cargaison et modifiant le code des ports maritimes.

Arrêté du 5 juillet 2004 portant sur les informations à fournir au port par les capitaines de navires sur les déchets d’exploitation et les résidus de cargaison de leurs navires.

Arrêté du 21 juillet 2004 relatif aux plans de réception et de traitement des déchets d’exploitation et des résidus de cargaison dans les ports maritimes.

Les bateaux en fin de vie

Une filière pour les bateaux de plaisance en fin de vie ?

http://www.novethic.fr/novethic/site/article/index.jsp?id=96992

Les bateaux en fin de vie – le coût humain de la démolition des bateaux

La difficile retraite… des bateaux

Le traitement des cendres de charbon

Le charbon contient naturellement des radionucléides. Les cendres ont tendance à concentrer ces substances. Les tas de cendre importants peuvent présenter des risques pour les personnes qui vivent ou travaillent autour de ces tas.

Les cendres ont aussi tendance à concentrer les très nombreux autres composants des charbons les plus souvent utilisés (bitumineux, sub bitumineux, anthracite). On estime que les métaux et métalloïdes (Cr, Cu, Ni, Pb, V, Zn, B, Mo, Se, As, Hg, Cd, Sn) et des substances radioactives comme le polonium ou le radium sont concentrés jusqu’à 10 fois plus dans les cendres.

Les cendres volantes de charbon sont diversement réemployées. Elles peuvent entrer dans la composition de revêtements routiers, servir d’amendements (cendres calciques). Elles servent maintenant, sous forme de coulis, surtout à combler des cavités (tranchées pour le passage de câbles électriques, galeries de mines, carrières, cavités naturelles en pays karstique, etc.

Les références